COVID-19: Une affaire en Justice contre l’Etat du Burkina Faso et la commune de Ouaga

L’Etat du Burkina Faso et la commune de Ouagadougou interpellés en justice sur des faits relatifs à la riposte et aux mesures de prévention du COVID-19 ce Jeudi 2 avril 2020.

Le Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME), l’Association des anciens Malades de la Tuberculose, l’Organisation pour de Nouvelles Initiatives en Développement et Santé au Burkina Faso (ONIDS/BF), le Réseau National pour une Grande Implication des Personnes Infectées par le VIH dans la lutte contre le VIH u Burkina Faso (REGIPIV) (toutes des personnes morales) et 12 personnes physiques ont sollicité le Tribunal Administratif de Ouagadougou en application de l’article 52 de la loi 0011, d’ordonner à l’Etat du Burkina Faso (articles 6 & 7, code de santé Publique) et la commune de Ouagadougou (article 32, loi sur les collectivités territoriales) à organiser sans délai le dépistage au Coronavirus des populations de la Ville de Ouagadougou, épicentre du COVID-19, à commencer par les personnes suspectes, les femmes enceintes, et les personnes vulnérables (personnes âgées, personnes vivant avec le VIH, personnes atteintes de maladies chroniques comme le diabète, l’asthme, etc.).

En rappel, le 28 mars 2020, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) lançait un appel à tous les pays atteints du COVID-19 le message suivant « Testez, testez, testez. Il s’agit d’une maladie grave ». Pour l’OMS, l’intensification des tests de dépistage est le meilleur moyen de ralentir la progression de cette pandémie.

L’Etat du Cameroune qui enregistre a ce jour 142 cas confirmés et 6 décès vient d’annoncer une campagne de test au Coronavirus dans la ville de Douala du 2 au 6 avril 2020.

Cependant, au Burkina Faso, ni le gouvernement ni la commune de Ouagadougou n’envisage pour l’instant d’organiser un test de tous les habitants de Ouagadougou, principal foyer de la pandémie.

Nous estimons qu’il est urgent de se pencher urgemment sur le dépistage de la ville de Ouagadougou pour ne pas être contraint de le faire quand il sera encore trop tard. Nous voulons pour preuve les sorties du ministère de la santé qui nous rassurait que le ministère est prêt pour gérer tout cas qui surgirait. Aujourd’hui les faits montrent les limites de notre préparation.

Le recours est déclaré recevable et nous attendons la suite.

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